Ce soir, il y a la soirée de bénévoles, alors en exclusivité, voici mon discours.
L’autre jour, j’ai fait un rêve étrange. Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé. Un rêve qui est totalement irréel, parce que rêve, et pourtant qui vous rappelle la réalité. Vous êtes entre deux eaux. Et justement, dans mon rêve, je voyais une rivière. Une rivière qui, tantôt s’écoulait doucement et tantôt s’élançait en bas les rochers à une vitesse exceptionnelle et qui, avant de reprendre son écoulement paisible et tranquille, s’éclatait sur les rochers en mille gouttes éparses.
Et alors que je m’émerveillais devant ce spectacle, un vieil homme vient vers moi et me dit:
Ecoute, Monsieur le Dirlo, ce que te dit la rivière parce qu’elle te parle de la Ligue:
Elle te dit que la Ligue est comme elle, rien ne peut la faire rebrousser chemin pour retourner en arrière. Mais surtout elle n’atteindrait jamais son but, si les berges ne la contraignaient pas. Et enfin, n’oublie pas que les murmures des étangs mettent les rivières en prison et elle meurt.

D’un seul coup, je me suis réveillé en me demandant si ce rêve n’était pas simplement une sorte de roman-fleuve bien peu navigable et compréhensible. Je me retrouvais dans le cas de Noé, dans ma tête c’était la pagaye, euh la pagaille, face à un discours qui ne correspondait pas toujours à ma réalité. J’allais me noyer en recherche d’interprétation. Bon, il faut dire que tant que je suis dans l’eau j’ai des idées, mais quand j’en sors, je sèche. Alors je suis resté plongé dans ce rêve et j’ai médité ces paroles, en me disant que peut-être que Dieu, pour une fois, avait décidé de me parler par un rêve.
Oui, ces dernières années, nous avons fait des choix qui ne coulaient pas de source, mais qui étaient profondément nécessaire. Quitter Vennes. Choix difficile. Cascade à passer. Et maintenant, c’est une sorte de long fleuve tranquille car il ne se passe rien d’autre que des avancées administratives. Autant dire rien de spectaculaire. En 2010, nous serons toujours dans les mêmes eaux. En 2010 aussi, deux hommes partent en retraite, Raymond et François. Entrée dans des eaux plus tranquilles pour eux, c’est ce qu’on leur souhaite, passages plus techniques et sinueux, voire chute, pour nous qui devons réorganiser le travail sans eux. Mais la devise que m’impose ce rêve est que tout comme les rivières changent leur cours, le chemin de la Ligue est aussi sujet à transformation.
Pour clore ce Mot du Dirlo et pour faire écho aux textes biblique que nous avons lu cette semaine dans LeGuide, il y a une destination qui ne bouge pas. C’est la mer. Nous allons toujours au même endroit. Que ce soit dans le bateau des employés, qui je l’espère n’est pas le Titanic, dans le voilier des guides bibliques qui parfois ressemble à Oracle et Alinghi, ou les canoë kayak des divers camps et activités, nous allons tous vers le même but. Nous avons cher bénévoles, personne de bonne volonté, le même ministère. Nous voulons que enfants, jeunes et familles rencontre Dieu par la Bible et la prière.
Pour ce faire, nous avons dans les textes de cette semaine, le cours de la rivière: être envoyé, parler, entendre, croire, invoquer. Et nous avons les berges. Ce que nous avons à dire est fondamentalement et essentiellement une Bonne Nouvelle et deuxièmement une Parole de Christ. Nous disparaissons pour laisser le Christ et Dieu par le Christ rencontrer les gens que nous servons.
Merci pour votre travail. Merci pour votre disponibilité. Merci pour votre ministère.
Je terminerai ce Mot du Dirlo en vous invitant à suivre ce qui se passe dans la rivière de la Ligue. Pour ce faire vous pouvez lire mes petits Mots du Dirlo sur le blog michel.ligue.ch, une manière d’être avec nous, de suivre ce qui se passe et de découvrir qu’il faut mettre de l’eau dans son vin, pour qu’il n’y ait pas d’eau dans le gaz.