Joëlle et moi sommes de retour. Content de revivre l’hiver… le vrai. C’était bizarre de voir des sapins artificiels vendus au bord des routes par des femmes portant un bonnet de père noël qui clignote sous une chaleur insoutenable. Mais à part cela, ce fut un bon séjour. Je suis émerveillé de voir tout ce que mes collègues africains peuvent faire avec les moyens qu’ils ont et dans les conditions qui sont les leur. Bref, nous avons pu vivre, samedi dernier, le lancement du guide biblique pour jeune pour l’Afrique francophone avec les collègues du Burkina, Togo, Côte d’Ivoire et Bénin. Maintenant, nous sommes de retour en Suisse et il faut en moins de temps qu’il faut que pour le dire, se remettre dans les dossiers helvétiques. Je pense qu’il y avait du bon dans les voyages d’antan qui duraient plusieurs jours. On pouvait s’acclimater. Passer d’une chose à l’autre… tranquillement, gentiment!

Il est 5h45. Je me prépare à partir pour le Bénin. Prochaines nouvelles de ma part le 14 décembre.

Demain je pars avec Joëlle au Bénin pour inaugurer le début du guide biblique pour enfant pour l’Afrique francophone. Y fait 30 degrés au Bénin. D’un seul coup, je me dis qu’il fait pas si chaud que cela ici, même si ça manque sincèrement de neige. Pour moi, ce sera la première fois que je vais vivre le temps de l’Avent à 30 degrés. Je me demande si ça va m’aider à me préparer pour Noël ou si je vais plutôt me sentir dans l’ambiance vacances d’été?
Mais ce qui est vraiment chaud, c’est qu’avant de partir y faut clore multiples dossiers. Et ça c’est vraiment chaud, parce qu’il y a beaucoup de dossiers et pas beaucoup de temps. Alors à tous ceux qui disent qu’il fait frais dans mon bureau, j’espère que vous comprenez enfin pourquoi je ne mets pas de chauffage!
Dimanche, en rentrant d’un culte avec les Flambeaux de Vevey, je me fais flasher sur l’autoroute. J’allais trop vite… c’est vrai. Mais dans un endroit où il faut être à 80 km/h dans une descente et j’étais tout seul. Je faisais du 90 km/h. Je ne dis pas en pleine semaine, quand plusieurs voitures tentent de passer d’une voie à l’autre, c’est dangereux. Mais là. Alors, j’avoue m’être posé la question de la réelle motivation de nos autorités de mettre un radar mobile à cet endroit… un dimanche. Est-ce vraiment pour la prévention routière? Etre soumis aux autorités, je veux bien, mais il faut quand même que cela ait un sens.

Dans deux jours, je pars au Bénin pour le lancement du guide pour l’Afrique francophone pour aider les enfants à lire la Bible. C’est la Ligue suisse romande qui a financé ce projet. C’est beau ce genre de collaboration.
Aujourd’hui, je ne fais que de m’occuper de bâtiments; Rougemont et les petites bêtes, Vennes et la suite, précisions pour les baux des locataires,… Parfois, je me demande dans quelle Ligue je travaille?
Ce week-end Pierre-Yves prêche dans une Eglise adventiste à Yverdon, Joëlle participe à l’Assemblée générale de l’institut Emmaüs et moi je prêche à un culte avec les Flambeaux dans le canton de Fribourg. Sûrement que d’autres font aussi quelque chose…. mais ils me l’ont pas dit, les cachotiers.
Ah oui, j’ai oublié de dire que le réseau informatique de la Ligue n’est toujours pas au top. L’informatique, un mal nécessaire.
Cette fois-ci, j’étais à la bonne heure et à la bonne date pour manger à la Croix d’Ouchy. Eh oui. Qu’est-ce qu’on a bien mangé. C’était monstre bon… comme diraient certains. Mais l’objet réel de cette rencontre gastronomique était un rendez-vous avec Néo-Technologie . C’est l’entreprise qui nous refait notre base de données. On a parlé informatique. De plus, le matin j’ai eu plusieurs téléphones pour des problèmes de réseau à la Ligue. A ce jour, je ne peux m’empêcher de me demander ce que pense Dieu de l’informatique. L’a-t-il créé en inspirant les créateurs de ces outils? Et si oui, a-t-il dit à la fin: ceci était bon, même très bon. Moi, j’ai des doutes.

Ce matin, nous avons notre séance de travail hebdomadaire, appelé coex. Nous faisons le point sur divers projets en cours. Par exemple, sur le renouvellement de l’Explorateur. Comme aujourd’hui, je suis invité à manger à midi (super), je speed tout le monde. Je pars en courant, car c’est impossible de finir à l’heure et j’arrive en retard. Mystère, personne n’est là. Suis-je au bon endroit? Oui. Mais, ce n’est pas la bonne date. J’ai rendez-vous le 3 décembre. Quand est-ce que je ferai mien cet adage de l’Ecclésiaste qui dit qu’il y a un temps pour tout? Pour moi, à ce jour, il y a tout pour un temps.
Hier, avec Pierre-Yves Zwahlen nous sommes allés à Valence pour vivre le comité des éditions francophones et le comité de LeGuide. Impossible de vous dire tout ce qui se trame. Y’a trop de choses.
Un comité traditionnel, mais beaucoup de salive sur les minarets. Pas toujours facile d’être Suisse en France le lendemain d’un tel vote.