J’ai lu dans le journal
qu’il y a neuf ans, George W. Bush venait d’être élu (officiellement). Le 11 septembre était une date tragique au Chili. Il n’y avait pas de troupes américaines en Afghanistan ni en Irak. La Nouvelle-Orléans était debout. Un euro valait 0,9 dollar. Un inconnu nommé Vladimir Poutine arrivait au Kremlin. L’Union européenne travaillait à sa charte constitutionnelle sous les applaudissements. La Chine entrait à l’OMC. Le consommateur américain, tel Atlas, tenait l’économie mondiale au bout de son bras. Les banques de Wall Street dominaient. UBS s’agrandissait. Christoph Blocher n’avait pas tâté du Conseil fédéral. Il y a neuf ans, remarque un lecteur qui me dresse la liste de ces événements, il n’existait pas un expert pour prévoir le monde tel qu’il est devenu aujourd’hui.
Neuf ans, c’est court, mais suffisant pour changer complètement les perspectives et les destins. C’est 3285 jours au cours desquels peuvent arriver des bonnes et des mauvaises surprises, des catastrophes, des accidents ou des miracles. C’est 3285 occasions possibles d’avoir vu juste ou de s’être trompé sur le lendemain si jamais on s’est lancé dans une prévision. Dans neuf ans, ce sera comment?

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